Les voyages, Jean Harambat connaît lui aussi. Motivé par l’enjeu sportif (la pratique intensive du rugby), l’aide humanitaire (pour Action contre la faim notamment), les reportages pour la presse nationale et locale (Sud-Ouest, Le Monde 2, XXI…), ou bien par le simple besoin d’évasion, Jean a arpenté quelques continents. S’il a aujourd’hui regagné ses terres natales landaises, c’est pour mieux repartir, ou plutôt : pour mieux revenir à l’essentiel. « Revenir était pour moi renaître », explique-t-il. Cette renaissance, opérée au début des années 2000, est entre autres passée par la bande dessinée.
Il a donné corps et voix au petit peuple gascon oublié du siècle du Roi-Soleil et vivotant dans la misère (« Les Invisibles », Futuropolis, 2008), convoqué les amateurs d’Homère pour mettre en scène une « Odyssée » dans toute sa plus criante modernité (« Ulysse, les chants du retour », Actes Sud BD, 2014), volé entre fiction et non-fiction, entre autobiographie (En même temps que la jeunesse », Actes Sud BD, 2011), adaptation (« Hermiston », Futuropolis, 2011, d’après le roman inachevé de Stevenson pour lequel il s’autorise même à donner une fin) et irruption dans la grande histoire via un hommage au monde du théâtre et du cinéma à travers le tout à la fois subtil, parodique et drolatique « Opération Copperhead » (Dargaud, 2017) qui obtiendra le prix René-Goscinny 2018.
Nous avions eu le plaisir d’exposer sa vision de Blake et Mortimer en regards croisés avec Christian Cailleaux. Le revoici pour son dernier ouvrage (« J’ai toujours rêvé d’être fermier ») où dans une veine plus intimiste il décrit le quotidien d’une vieille ferme landaise, qu’il faut retaper, des saisons qui dictent le rythme des travaux des champs, des gestes anciens qu’il faut apprendre des anciens, justement…
Petit scoop : un jeune Clairacais a participé à l’aventure. Mais on vous en reparlera…
Petit scoop : un jeune Clairacais a participé à l’aventure. Mais on vous en reparlera…







